Que faire dans le quartier de l’Opéra de Paris ? Idées de visites et balades

L’architecture et l’organisation de ce quartier est certainement l’un des plus beaux héritages de l’urbanisme du Second Empire. Ce secteur très animé de la capitale a réussi le défi de se moderniser tout en préservant sa beauté datant du XIXème siècle et se composant de bâtiments d’époque parfois classés. Chargé d’un très large patrimoine culturel, le quartier de l’Opéra est peu à peu devenu le temple du shopping et de la mode. Il s’étend sur une large partie du 9ème arrondissement ainsi que sur une portion du 1er et du 2ème arrondissement de Paris.

 

Un peu d’histoire : Le quartier de l’Opéra et Haussmann

Quartier Opéra Garnier

Sous le règne de Napoléon III durant le Second Empire (1852-1870), la capitale française subit une rénovation urbaine. Ces projets titanesques touchèrent l’intégralité de la capitale (à l’exception du quartier historique du Marais qui resta intact) afin de moderniser un Paris encore trop médiéval au goût de l’empereur. En effet, les rues trop étroites et insalubres ne permettaient pas une circulation fluide. Ce projet d’urbanisme fut mené à bien en intégralité par le Baron Haussmann, nommé Préfet de la Seine par l’empereur lui-même en 1853. L’architecture et l’organisation de l’avenue de l’Opéra sont très représentatives de l’esthétique de l’époque : cette artère est très large et l’absence d’arbres permet aux passants d’avoir une vue imprenable sur le joyau du quartier, l’Opéra Garnier.

 

Le Musée Grévin

(10 Boulevard Montmartre, M9 : station Richelieu-Drouot)

Musée Grévin
Crédits : Remi Jouan / Wikimedia Commons sous CC BY-SA

Pour les amateurs de statues de cire, il vous suffira de descendre le boulevard de Montmartre pour trouver le Musée Grévin et toutes ses personnalités. Que vous soyez amateurs de musique, de cinéma ou de football, vous trouverez votre bonheur et certainement votre idole dans cet établissement. Ouvert en 1882, le musée avait d’abord pour but de permettre aux parisiens de mettre un visage sur les personnalités qui faisaient la une des journaux. Si aujourd’hui l’évolution de la technologie et des médias rend l’entreprise de ses créateurs obsolète, le musée lui, ne désemplit pas. Et pour cause, si on ne vous présente plus Zlatan ou Lady Gaga, il est tout de même impressionnant d’admirer ces statues de cire plus vraies que nature. Mais le musée ne compte pas que des personnalités du XXème et XXIème siècles. En effet, certains résidents, comme Léonard de Vinci, Louis XIV ou La Fontaine, vous permettront de remonter le temps.

Les adultes pourront admirer et poser avec les statues à leur rythme et comme bon leur semble pendant que les enfants découvriront le musée à travers une visite guidée contée par un ou une guide en costume. Ils pourront aussi bénéficier d’une « visite découverte » pour découvrir l’envers du décor et les secrets de fabrication des statues et de leurs costumes.

Le site du musée vous permettra d’acheter votre billet à l’avance (Tarif adulte : 23.50 euros, tarif réduit adulte : 20.50 euros, tarif enfant de 6 à 14 ans : 16.50 euros) et d’en savoir un peu plus sur la fabrication des statues de cire grâce à des photos, des vidéos et des chiffres insolites sur le musée et ses statues de cire. Si l’attraction demeure amusante, les prix restent, selon nous, un peu élevés.

 

L’Hôtel Drouot

(9 rue Drouot, M8-9 : station Richelieu-Drouot, M7 : station Le Peletier)

Hôtel Drouot
Crédits : Mbzt / Wikimedia Commons sous Creative Commons 3.0

L’Hôtel Drouot fait lui aussi partie de l’héritage du XIXème siècle et plus particulièrement du Second Empire. Édifié en 1852, cet hôtel des ventes était l’un des plus modernes de Paris lors du règne de Napoléon III. Il fut repensé et modernisé dans les années 1970, ce qui explique son architecture contemporaine actuelle qui se présente comme une réinterprétation de l’architecture haussmannienne du bâtiment d’origine. Aujourd’hui, le lieu est toujours un hôtel des ventes et il ouvre quotidiennement ses portes au public. Ainsi, ils vous sera possible de visiter les salles de ventes, d’admirer des oeuvres qui seront vendues et peut-être même d’assister à une vente aux enchères. De plus, ces visites sont gratuites, les objets sont exposés en fin de matinée (de 11h à midi) et les ventes ont lieu à partir de 14h. Amateur d’art ou simple curieux, vous serez sans aucun doute séduit par l’animation du lieu qui bourdonne lors des ventes.

 

L’Opéra Garnier (ou Palais Garnier)

(M3, 7, 8: station Opéra et RER A : station Auber)

Opéra Garnier
 

Construit sous le Second Empire, cet édifice a été conçu par l’architecte Charles Garnier. L’ancienne salle de spectacle fut détruite en 1858 à l’occasion d’un attentat visant le couple impérial qui fut néanmoins épargné. Le lendemain de l’incident, l’empereur ordonna la construction d’un nouvel opéra et lança un concours pour l’édification d’une « Académie Impériale de Musique et de Danse ». La compétition entre les 71 candidats était suivie de très près par les Parisiens qui avaient hâte de découvrir ce nouveau chef d’œuvre architectural. Le lauréat fut désigné à l’unanimité en la personne de Charles Garnier, un jeune architecte de 35 ans complètement inconnu du grand public. C’est le Baron Haussmann qui décida de l’emplacement du nouvel édifice et les travaux commencèrent en 1861, ils furent interrompus plus d’une fois pour des raisons techniques et l’Opéra Garnier fut finalement achevé en 1875. Étant donné l’intérêt porté à cette nouvelle œuvre d’art, l’architecte demanda à ce que les façades soient cachées par des échafaudages, eux-mêmes recouverts de planches et de verrières afin que la surprise soit totale pour la population impatiente.

L’architecture du Palais Garnier est somptueuse et très représentative du style « Second Empire ». Celui-ci se caractérise par des inspirations architecturales diverses (allant du style classique antique jusqu’à l’esthétique de la Renaissance) et un goût certain pour l’ostentatoire. Les dorures et les nombreuses statues qui décorent la façade de l’Opéra Garnier sont très représentatives de ce style clinquant. Cette façade principale illustre les disciplines pratiquées à l’intérieur du bâtiment grâce à 4 statues représentant les allégories de la Poésie, la Musique Instrumentale, la Danse et le Drame Lyrique. Si l’édifice et ces façades sont magnifiques, l’intérieur luxueux vaut lui aussi le détour. De nos jours, la scène de l’Opéra Garnier est plus particulièrement dédiée aux ballets mais il est néanmoins possible de visiter le bâtiment sans assister à un spectacle. Le billet visiteur donne accès à la Bibliothèque-Musée du Palais, à différents salons et rotondes ainsi qu’au Grand (et majestueux) Escalier. L’achat du billet se fait sur place ou peut être réservé en ligne, et les tarifs restent raisonnables (10 euros en tarif normal, 6 euros pour les étudiants et moins de 25 ans, gratuit pour les moins de 10 ans, les personnes handicapées et les demandeurs d’emploi. Tarifs relevés en Juin 2014). L’Opéra dispose aussi d’une application payante disponible sur Ipod et Ipad (et en plusieurs langues) afin de profiter d’une visite guidée personnalisée.

Réserver une visite privée de l’Opéra Garnier

 

Shopping dans le quartier de l’Opéra

Les Galeries Lafayette

(M3, 7, 8: station Opéra et RER A : station Auber)

Galeries Lafayette
 

Pour les serial-shoppeurs, ce quartier est idéal. Il regorge, en effet, de nombreuses boutiques de grandes marques toutes réunies dans le même secteur et c’est ici que vous pourrez visiter les très célèbres Galeries Lafayette.

Encore une fois, cette institution de la mode date de la fin du XIXème siècle et est dotée d’une histoire très riche. Ouvertes en 1894, les Galeries Lafayette sont le projet de deux cousins alsaciens (Théophile Bader et Alphonse Kahn) qui ont pour idée de concurrencer l’autre grand magasin parisien en vogue à cette époque : le Bon Marché, ouvert 40 plus tôt. Depuis, l’emplacement des Galeries s’avère être un argument de poids et la clientèle ne cesse d’affluer. A l’époque, le magasin n’occupait qu’un bâtiment à l’angle des rues Lafayette et de la Chaussée d’Antin mais les deux frères ont peu à peu décidé de s’agrandir et de s’approprier un bâtiment sur le boulevard Haussmann. Avec le succès, la marque et le magasin se développent et les magasins se font de plus en plus nombreux et majestueux. Encore aujourd’hui, au 40 boulevard Haussmann, il vous sera possible d’admirer l’immense coupole d’inspiration néo-byzantine datant de 1912 et classée au patrimoine Art Nouveau de la ville de Paris. Si vous avez la chance de visiter Paris en hiver et plus particulièrement durant les fêtes de fin d’année, il est vivement recommandé de braver le froid et d’aller admirer les splendides vitrines de Noël tout le long du boulevard Haussmann et de profiter des illuminations qui couvrent l’intégralité des Galeries sur le boulevard. En effet, les magasins sont en constante évolution et, de nos jours, les Galeries et ses différents bâtiments occupent une bonne partie du boulevard Haussmann.

Cette diversité géographique permet aussi de proposer une variété de produits (allant du matériel de cuisine au prêt-à-porter haut de gamme) convenant à une multitude de budgets. Les Galeries feront donc le bonheur des petits et des gros portefeuilles dans un cadre somptueux chargé d’Histoire.

 

Le Printemps Haussmann

(M3, 9: station Havre-Caumartin, RER A : station Auber, RER E : station Haussmann-Saint Lazare)

 

Mais les Galeries ne sont pas le seul grand magasin du quartier. En effet, dans la prolongation du boulevard Haussmann, on trouve le Printemps Haussmann. Situé entre la gare Saint Lazare et l’Opéra Garnier, ce grand magasin est antérieur à la création des Galeries puisqu’il a été implanté dans le quartier en 1865 par les créateurs de la société Au Printemps (Jules Jaluzot et Jean Alfred Duclos). Ses créateurs inaugurent un concept novateur en France à partir de 1866 : les soldes. En effet, il était d’usage de cacher et de reléguer à la remise les vêtements passés de mode. Cette pratique des magasins parisiens faisait en réalité perdre de l’argent aux propriétaires. En 1866, Jaluzot et Duclos décident d’exposer ces produits et de les vendre à prix cassés afin d’augmenter le chiffre d’affaires du Printemps et de se débarrasser des invendus.

Cette innovation commerciale devient rapidement très populaire et c’est ainsi que le Printemps se fit un véritable nom parmi les plus grands magasins parisiens. Et comme eux, le Printemps s’agrandit peu à peu, d’abord en hauteur grâce à l’acquisition d’étages supplémentaires dans les bâtiments déjà occupés, puis en largeur lorsque le groupe ouvrit un nouveau magasin à deux pas du boulevard Haussmann, dans la rue Caumartin et innova encore en y installant deux ascenseurs, des machines complètement inédites en France à cette époque.

Si le Printemps Haussmann est moins connu que ses concurrents, le grand magasin est néanmoins bien ancré dans le 9ème arrondissement avec ses 3 bâtiments (le Printemps de la Mode, le Printemps de la Beauté et de la Maison et le Printemps de l’Homme) recouvrant, avec ses 27 étages, une surface totale de 43500 m². L’architecture extérieure des magasins est d’origine et la façade style Art-déco du 64 boulevard Haussmann est désormais classée monument historique. En plus de faire du shopping dans un magasin qui propose les plus grands noms de la mode, il vous sera aussi possible de profiter de la terrasse panoramique qui vous permettra d’avoir une vue imprenable sur l’ensemble de la capitale.

 

Avenue de l’Opéra

Avenue de l'Opéra
Crédits © Guilhem Vellut sous Creative Commons 2.0

Au sortir de l’Opéra Garnier, cette grande percée, réalisée sous le Second Empire, permet de rejoindre le Palais du Louvre. Cette large avenue regorge désormais de petites boutiques et autres magasins aux styles très variés. Les fines bouches pourront faire le plein de spécialités françaises à la Cure Gourmande ou dans la chocolaterie-pâtisserie de Pierre Hermé pendant que les amateurs de littérature anglo-saxonne flâneront chez Brentano’s. Vous pourrez aussi trouver de nouveaux gadgets au design innovant pour la cuisine chez Bodum ou peut-être vous laisseriez-vous tenter par des chaussures de luxe chez Finsbury ou Albaladejo.

Les Adresses :

La Cure Gourmande : 49, avenue de l’Opéra.

Pierre Hermé : 39, avenue de l’Opéra.

Bodum : 38, avenue de l’Opéra.

Brentano’s : 37, avenue de l’Opéra.

Finsbury : 22, avenue de l’Opéra.

Albaladejo : 4, avenue de l’Opéra.

 

La rue Sainte Anne et le Quartier Japonais

(M3 : station Quatre Septembre, M14 : station Pyramides)

Si le quartier de l’Opéra est si prisé, ce n’est pas uniquement du fait de sa proximité avec les Grands Magasins et l’Opéra Garnier. En effet, pour les Parisiens, Opéra rime avec cuisine japonaise. C’est en descendant l’avenue de l’Opéra, vers le Palais du Louvre, que l’on peut accéder à la rue Sainte Anne et à la rue des Petits Champs, le cœur du Quartier Japonais parisien. Et c’est bien entendu ici que les meilleurs restaurants et traiteurs japonais se rassemblent et ce depuis 1963 lorsque Takara, le premier restaurant japonais du quartier, a ouvert ses portes. Pour trouver votre bonheur, le mieux est encore de vous perdre dans les petites rues qui bordent la rue Saint-Anne et de vous laisser séduire par des restaurants qui, de prime abord, ne payent pas de mine mais proposent des cartes aussi savoureuses qu’originales en démontrant bien que la cuisine japonaise ne peut se résumer qu’aux sushis.

Pour une ambiance japonaise traditionnelle, rendez-vous au Yasube où l’on quitte ses chaussures à l’entrée pour pouvoir s’agenouiller sur des tatamis et découvrir des spécialités du pays du soleil levant. Si vous avez peur de ressortir avec les jambes trop engourdies, essayez plutôt l’Higuma, très prisé par la population japonaise qui raffole de ses spécialités à petit prix. Si vous avez décidé de ne pas bouder les sushis, nous vous conseillons Matsuri, où le poisson cru défile sur un tapis roulant. Vous n’avez qu’à vous servir et pour payer, il vous suffira d’apporter vos plats vides en caisse une fois votre repas terminé. Attention, car l’addition peut vite devenir salée ! Enfin, chez Yamamoto, vous pourrez admirer la dextérité du chef qui cuisine les plats devant vous pour un tout petit prix. Si vous voulez vous lancer vous-même dans la cuisine japonaise, vous trouverez un large choix de produits dans les épiceries spécialisées environnantes comme à Kioko ou chez Ace Mart.

Enfin, les fans de mangas et de culture japonaise trouveront sans aucun doute leur bonheur dans les quelques boutiques et librairies spécialisées du quartier comme la librairie Junku ou chez Cool Japan qui propose des vêtements et accessoires typiquement japonais.

Les Adresses :

Takara : 14, rue Molière.

Yasube : 9, rue Sainte Anne.

Higuma : 32 bis, rue Sainte Anne.

Matsuri : 36, rue Richelieu.

Yamamoto : 6, rue Chabanais.

Kioko: 46, rue des Petits Champs.

Ace Mart: 63, rue Sainte Anne.

Junku: 18, rue des Pyramides.

Cool Japan: 45, rue Sainte Anne.

 

Nos hôtels recommandés dans ce quartier

5 étoiles:
Grand Hôtel du Palais Royal : les chambres sont chaleureuses et très élégantes, dont certaines bénéficient d’un balcon avec vue sur les monuments de la ville.
Mandarin Oriental Paris : situé en plein cœur de Paris, l’hôtel vous proposera des prestations haut-de-gamme avec chambres et suites élégantes.
Sofitel Paris Le Faubourg : chambres et suites de luxe, décorées dans un style raffiné, à 450 mètres de l’Obélisque de le Concorde.

4 étoiles:
Best Western Premier Hôtel l’Horset Opera : Dans une rue particulièrement calme d’un des quartiers les plus vivants de Paris, l’hôtel se situe parfaitement au cœur de la ville.
Hôtel Royal Saint Honoré : proche du Louvre et du jardin des Tuileries, c’est le point de départ idéal pour découvrir à pied la Ville Lumière.
Hôtel Therese : discret et chaleureux, vous trouverez ici les charmes d’une ambiance contemporaine et épurée avec confort et bien être.

3 étoiles:
Hôtel du Continent : un décor différent à chaque étage vous fera vivre l’expérience unique d’un voyage autour du monde.
Le Relais Saint Honoré : saura faire de votre séjour à Paris un moment d’exception à deux pas du Jardin des Tuileries.
Hôtel des 3 Poussins : à seulement 150 mètres de la station St-George, meublées de façon spécialisée avec chambres spacieuses.

1 & 2 étoiles:
Hôtel France Albion : idéalement situé, cet Hôtel très parisien à la jolie façade bleue vous accueillera simplement et chaleureusement.

 

Et pour des idées d’activités dans le quartier du Louvre, rendez-vous sur cet article !

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